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Echanges commerciaux et les investissements turcs en Azerbaïdjan.


Date: 22 mai 2006 à 14:03:13 MST
Sujet: Azerbaïdjan

Sur le terrain caucasien, les échanges commerciaux et les investissements turcs en Azerbaïdjan occupent la première place. La Turquie figure en effet parmi les plus importants pays investisseurs en Azerbaïdjan avec un volume d’investissements de 8,7 milliards de dollars et la possession de 15% des actions. De sorte que la Turquie se hisse à la troisième place sur l’échelle des plus grandes sources d’importations azerbaïdjanaises, après les États-Unis et le Royaume-Uni. Alors que les autres grands pays investisseurs s’engagent en général dans la filière du pétrole, les investissements turcs concernent aussi d’autres secteurs.

Aujourd’hui, 1.267 compagnies turques sont enregistrées en Azerbaïdjan, mais seulement la moitié d’entre elles sont réellement actives. Entre 1994 et 1995, la part de la Turquie, similaire à celle du Royaume- Uni, dans les investissements directs en Azerbaïdjan était de 15% (seconde place), alors que la part des États-Unis était de 28%. En 2005, la part de la Turquie dans les investissements directs en Azerbaïdjan a augmenté de 36%, avec un volume de 1,5 milliards de dollars sur un total de 4,1 milliards de dollars.

En Azerbaïdjan, les sociétés turques opèrent dans de nombreux secteurs, comme le pétrole, les télécommunications, le secteur alimentaire, le secteur bancaire, les assurances, la construction, le textile, les automobiles, le transport, la chimie, le fer, l’acier, l’énergie, l’éducation, les médias, le marketing et les boulangeries. Cette grande diversité des investissements stimule l’activité économique en créant des emplois, en favorisant un transfert de savoir et en modernisant les industries. Les plus importantes entreprises d’investissement turques sont la Turkish National Petroleum Company, Turkcell (téléphonie mobile), Azersun (divers secteurs), Anadolu Holding (boissons), Koc Holding (revendeur, automobile, banque), Teletas (communication) et des entrepreneurs (Atilla Dogan, Borova, Ekpar, Enka, Tekfen, Tepe, Yucelen et Zafer). Mais les récentes tendances montrent que la part des entrepreneurs est en train de se réduire, en raison de l’instabilité économique et politique du pays.

La Turquie dispose d’avantages nationaux et d’un savoir-faire certains dans plusieurs secteurs, parmi lesquels le BTP, le textile, le tourisme, l’agriculture ainsi que dans le secteur tertiaire (banque, finance, import-export, marketing, et immobilier).

L’analyse des exportations et les investissements directs montre que la Turquie exploite davantage ses avantages nationaux en Azerbaïdjan qu’en Géorgie qui, au final, ne profite pas de sa proximité géographique avec la Turquie. Preuve en est, alors que le secteur du BTP est le fleuron national turc, tant sur le marché national qu’international, les investissements en Géorgie restent très faibles.

Dans un récent discours, le ministre des échanges extérieurs, M. Kursad Tuzmen, a indiqué que la Turquie espérait accroître ses investissements en Géorgie à hauteur de 350 millions dollars. Les futurs projets économiques entre la Géorgie et la Turquie pourraient être les suivants : la Turquie, avec son secteur agricole particulièrement développé, pourrait s’engager en Géorgie pour moderniser les installations agricoles, développer le « packaging » et accroître les exportations de produits géorgiens. La Géorgie verrait ainsi l’efficacité de son secteur agricole accrue. Dans les domaines du textile et du cuir, la Turquie peut également jouer un rôle prépondérant en accompagnant le développement d’infrastructures en Géorgie. Par ailleurs, il y a également un fort potentiel pour une production commune dans la construction de véhicules, notamment celle de camions et de minibus. Dans le secteur tertiaire, Roman Gotsiridze, président de la Banque centrale géorgienne, a indiqué que les investissements turcs auront notamment un impact positif sur les secteurs bancaire, des télécommunications et du tourisme.

Plus proche culturellement de l’Azerbaïdjan, la Turquie a su exploiter ces arguments. Ces investissements font de la Turquie le premier investisseur étranger en Azerbaïdjan (hors pétrole). Les efforts des autorités azerbaïdjanaises dans la rénovation de ses industries dépendent fortement des investissements étrangers et du transfert du savoir-faire. L’interaction entre l’Azerbaïdjan et la Turquie est complète. Le premier profite des technologies nouvelles apportées et le second d’un nouveau marché.

Grâce à cette proximité culturelle et un leadership dans les domaines du textile, des biens de consommations, des télécommunications et des secteurs agricole comme bancaire, les sociétés turques ont un certain avantage sur leurs rivales russes et iraniennes. Une longueur d’avance qui pourrait ouvrir les portes du marché azerbaïdjanais si les sociétés turques se comportent avec une certaine éthique. En revanche, si certaines d’entre elles, produisent des biens de consommation de mauvaise qualité, l’effet sera inverse : l’image de la Turquie et de ses entreprises s’en trouvera endommagée, aussi bien en Azerbaïdjan que dans les marchés avoisinants.




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