
Liberté d’expression : deux poids, deux mesures.
Date: 20 juin 2006 à 16:12:34 MST Sujet: Georgie
Le gouvernement ne porte aucune attention à contrôler Internet aujourd’hui, car il représente un média encore restreint et spécialisé », a expliqué Ana Dolidze, présidente de l’ONG Georgian Young Lawyers' Association (GYLA), à la conférence sur les médias du Sud-Caucase organisé le 18 novembre 2005 par l’OSCE à Tbilissi. « L’utilisation de newsletters et de forums permet de diffuser des opinions qui ne peuvent pas l’être dans les médias à forte audience, comme la télévision ».
Le média Internet ouvre des perspectives nouvelles. Seules ombres au tableau : l’accès au web demeure restreint et cher, et les acteurs de la société civile géorgienne, médias comme ONG, n’ont pas encore totalement conscience du potentiel d’Internet.
Pour Ana Dolidze, « le gouvernement géorgien ayant un budget dédié à la communication sur Internet, il faudrait rendre obligatoire la publication en version imprimée et en ligne des décisions gouvernementales. L’objectif ne serait pas seulement d’augmenter la transparence du gouvernement, mais aussi de légitimer davantage Internet comme un support de diffusion et de communication. On pourrait alors commencer à pérenniser des habitudes de démocratie en matière de diffusion et d’accès à l’information ». Un chantier ambitieux, mais incontournable pour la fragile démocratie géorgienne.
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